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femmes auprès de lui ; il leur adressait ses prédications familiales comme aux hommes, recevait d’elles l’hospitalité, et les aumônes qu’elles s’empressaient de lui oifrir. 11 finit même par les autoriser à se transformer en nonnes mendiantes ; mais il les traitait en simples auxiliaires subalternes. Sa conduite fut toujours imitée par ses disciples. A l’exemple de leur maître, ceux-ci considéraient les femmes comme des éléments de dissolution dans la société religieuse et ascétique qu’ils rêvaient de fonder. Un livre bouddhiste compare les nonnes à la nielle qui, se répandant sur une rizière, la fait dépérir. « Si, ô Ananda, dans la doctrine et dans l’ordre que le Parfait a fondés, il n’avait pas été accordé aux femmes de quitter leurs foyers ])our mener une vie errante, la vie sainte, o Ananda, serait demeurée longtemps observée : la pure doctrine se serait maintenue pendant mille ans. Mais parce que, ô Ananda, dans la doctrine et dans l’ordre que le Parfait a fondés, les femmes renoncent au monde et embrassent la vie errante, désormais, ô Ananda, la vie sainte ne demeurera plus longtemps observée: la doctrine de la vérité ne se maintiendra plus à présent que cinq cents ans b » On raconte que le fidèle disciple du Maître, Ananda, fut sévèrement blâmé par les autres parce qu’il avait laissé approcher du Bouddha mort, des femmes dont les larmes souillèrent le corps du prophète. Il y avait entre le bouddhisme, peut-être inspiré sur ce point par le judaïsme, imprégné, en tout cas, de l’esprit ascétique, et la femme aryenne de l’Hindoustan, non seulement une antinomie, mais encore une impossibilité de se comprendre. Le bouddhisme put convertir des femmes; il en eut parmi ses disciples de très zélées dans leur ascétisme ; mais il ne fit pas la conquête de la femme, et c’esl, en grande partie, de cela qu’il mourut. Quant à celles qu’il put gagner complètement à ses doctrines et à son esprit ascétique, il est intéressant de leur voir tenir un langage tout à fait semblable à celui (pie tiendrait aujourd’hui une religieuse catholicjue placée dans des conditions analogues à