‹ La morale des religionsChapitre 15 sur 380 · Ibid. , xvii, io-i · texte numérisé non relu

Ibid. , xvii, io-i

stitieuse au récit des Nombres', dans lequel la « colère de rÉternel s’embrasa contre le peuple, et l’Eternel frappa le peuple d’une très grande plaie », parce que le peuple, mourant de faim dans le désert, s’était emparé de cailles tombées autour de son camp et les avait mangées.

Il me paraît impossible de ne pas conclure de tous ces textes que les prescriptions des lois de Moïse relatives à l’alimentation sont nées de préjugés ou de superstitions répandues à l’époque où elles furent formulées, soit dans le peuple d’Israël, soit chez les peuples voisins. On transforma fort lialjilement ces croyances puériles en articles de foi et en règles de conduite, afin que la pensée religieuse fût sans cesse présente à l’esprit des croyants. Toutes les religions agissent de la même façon ^

Faut-il rappeler avec quelle violente opiniâtreté le corps sacerdotal d’Israël, qui fut toujours aussi la classe dirigeante par excellente, poursuivit l’application des préceptes relatifs au culte d’Iabvé ?

Vers l’an 63o avant notre ère, le prophète Séplianiali ou Soplionie menace de la destruction la plus absolue l’iiumanité tout entière dont la méchanceté, c’est-à-dire l’incrédulité, a provoqué la colère d’Iahvé : « J’enlèverai tout, absolument tout, de la surface de la terre, dit lahvé. J’enlèverai hommes et bêtes, j’enlèverai les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, les objets de scandale et les méchants, et j’exterminerai l’homme de la surface de la terre, dit lahvé. Ce sera un jour de colère que celui-là, un jour de détresse et de désolation, un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuit noire et de nuages sombres, un jour do trompettes et de fanfares contres les villes fortes et leurs hautes voûtes. . . El les hommes marcheront comme des aveugles... et leur sang sera répandu comme la poussière, et leurs entrailles comme la m.. . Ni leur argent ni leur or

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