‹ La morale des religionsChapitre 155 sur 380 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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-212 LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS

ils revêtent des habillements neufs’, a 11 existait une forme de confession très particulière et non dépourvue d’originalité. (( Le meurtrier porte comme un étendard le crâne de sa victime ; il y boit ; il est vêtu d’une peau d’âne ou de chien qui le désigne comme criminel aux yeux de tous ; il vit d’aumônes qu'il a mendiées en confessant la malédiction qui pèse sur lui. Le disciple qui a rompu son vœu de chasteté porte une peau d’âne et mendie son pain de porte en porte sous la même condition. L’homme qui a offensé son épouse porte une peau d’âne et va disant ; (( Faites l’au- (( mône à un malheureux qui a péché envers sa femme. » Plusieurs textes prescrivent aux coupables dont il est question ci-dessus de porter, en place de bâton, un pied de lit ^ . ))

Les dieux du Rig-Véda châtient le coupable sur cette terre, à coup sûr, dans l’autre peut-être. Certains hymnes montrent Varuna, dans sa colère, envoyant au coupable la maladie, le livrant à ses ennemis, le soumettant aux poursuites des esprits de ruse, etc. ®. Mais, ces châtiments sont peu redoutables, puisqu’il est toujours facile de se débarrasser de ses péchés par les sacrifices expiatoires que l’on peut, en tout temps, faire exécuter par les prêtres. Aussi le moyen le plus sûr d’avoir le bonheur ici-bas et dans l'autre monde, est-il de faire faire beaucoup de sacrifices et de se montrer généreux envers les sacrificateurs.

Les chantres du Rig-Véda croient à une sorte d’âme analogue à un souffle et à sa persistance après la mort. Ils croient aussi à la survivance du corps lui-même, subhmisé, dégagé des maladies et des infirmités. Un sacrifiant de Sonia s’écrie, en s’adressant au breuvage sacré ; « Le monde où luit l’inépuisable splendeur, où siège le soleil, fais-m’y siégei’, ô Soma, dans le monde impérissable de l’immortalité. Que pour Indra coule goutte â goutte la liqueur. — Où est le roi, fils de Visvasvant, où est la route solide du firmament, où sont les eaux cou-

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