‹ La morale des religionsChapitre 157 sur 380 · UlDH.MIEKG · texte numérisé non relu

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21 i I.A MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS

vigueur courroucée. — Qu’il demeure au-dessous de toutes les trois terres... celui qui, nuit et jour, ourdit contre nous la perfidie. » Nous, bien entendu, ce sont les prêtres auteurs des hymmes. Comme le fait justement observer M. Oldenberg, (( c’est surtout au généreux bienfaiteur des prêtres que le Véda promet les récompenses célestes, c’est l’ennemi des prêtres qu’il menace de la damnation. Dans les prières, on ne songe presque jamais à la mort que pour la souhaiter à son rival, ou pour implorer la longue vie, la vie de cent automnes. Dans le culte, abstraction faite du chapitre des honoraires à payer aux prêtres officiants, l’idée du salut éternel n'apparaît guère en dehors de l’instant même des funérailles. Mais là elle s’accompagne d’un minutieux souci du détail : qu’Agni n’endommage point le cadavre : qu’Agni et Sonia lui restituent les chairs qu’aurait rongées la fourmi ou le corbeau ; que la scrupuleuse observation de chaque rite permette à l’âme d’atteindre le séjour qui lui est destiné. Pour que, de ce terre à terre, on s’élève au spiritualisme dont déborderont les âmes au temps du monachisme bouddhique, pour (pii la vie n’est qu’une préparation à la mort, il faudra que l’intelligence se pénètre du triomphe de l’étei'nité sur la durée périssable*. » Probablement aussi, faudra-t-il qu’un esprit distinct de celui des Aryas se glisse dans leurs conceptions religieuses; mais cet esprit était si étranger à la race que sou inlluence fut simplement passagère.

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