‹ La morale des religionsChapitre 163 sur 380 · Lois de Manou, Y, io5, 107, 108, 78, 85, i34, i · texte numérisé non relu

Lois de Manou, Y, io5, 107, 108, 78, 85, i34, i

2. Oldenbeiîg, loc. cit., p. 282. — La Loi de .Manou dit au sujet de la violation du vœu de chasteté par un novice ; « Il doit sacrifier un âne borgne ou noir à Yirriti, suivant le rite des oblations domestiques, dans un endroit où

LES SANCTIONS MORALES DU BRAHMANISME

Les pèlerinages sont envisagés comme des pratiques exeellentes jDOur obtenir la rémission des péchés, et, comme les cerveaux indiens sont fertiles en imaginations bizarres, on voit se produire, dans les lieux saints où se rendent les fidèles, les actes les plus ridicules: on raconle l’bistoire de gens qui se rendent au pèlerinage soit en marcliant sur les genoux, soit en se couchant de tout leur long, les mains en aA’ant, puis se relevant, et plaçant leurs pieds où étaient leurs mains, recommençant la même manœuvre jusqu’à ce qu’ils soient arrivés. Si l’on en croit certains récits, des pèlerins auraient lait ainsi jusqu’à 3oo lieues L II existe, àsoixante mille environ de Pondichéry, une montagne conique, le Tiruvan namaley, regardée par les indigènes comme un gigantesque Linga. On y a dressé, au milieu du siècle dernier, une pagode dans laquelle on adore le Linga, et l’on a bâti tout autour de sa base une énorme quantité de petits temples dans lesquels sont dressés des Lingas. Au mois de novembre-décembre, il s’y lait à un pèlerinage célèbre, dont l’objet est de célébrer la réconciliation de Siva avec Parvati, l’une de ses épouses. Sivaapparutà cette dernière, au sommet de la montagne sous la forme d’un immense Linga de feu. Chaque année, en commémoration de cet événement, on transporte au sommet du pic des rouleaux de cotonnades avec lesquels on façonne un énorme Linga, dressé sur un bassin creusé dans la pierre et rempli d’huile, de camphre, d’essence dont l’étoffe s’imbibe. Le soir du dixième jour, on met le feu à ces matières et l’on reproduit l’image dans laquelle Siva s’était montré à Parvati. Tous les pèlerins qui ont le bonheur de voir ce Linga de feu sont entièrement purifiés de leurs péchés ^

quatre chemins se rencontrent, et pendant la nuit. Après avoir, suivant la règ'le, répandu de la graisse dans le feu, comme offrande, à la fin du sacrifice, qu’il fasse des oblations de beurre clarifié è \ata, Indra, Gourou et Vabni, en récitant la prière qui commence par Sam... Lorsqu’il a commis cette faute, se couvrant de la peau de l’âne sacrifié, qu’il aille demander l’aumône dans sept maisons eu proclamant son péché. Prenant par jour un seul repas sur la nourriture obtenue ainsi en mendiant, et se baignant aux trois moments (savanas) de la journée, au bout d’un an il est purifié. » (Livre xi, 1 18-128.)

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