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Lettres édifiantes, XI, p

2. J. -H. Garstix, Manual of South- Arcot, cité par Laouenan, loc. cit., I, p. 1 4 et suiv.

222 la morale RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS

Tous les péchés, même ceux « commis avec une parfaite connaissance », sont effacés par le Panchakaryan, acte expiatoire qui consiste à boire les cinq choses provenant de la vache: lait, beurre, caillé, bouse et urine'. La vache joue elle-même un rôle dans rexjnation des fautes. « On raconte des anciens Marattes du Tanjaur que, lorsqu’ils avaient commis quelque faute grave contre les règles delà pureté légale (ce qui leur arrivait de temps en temps), les Brahmes les condamnaient à la cérémonie suivante. On préparait une ligure de vache en ai’gent ; le monarque s’y enfermait tout nu et, à un signal donné, il en sortait par le canal ordinaire. La statue était donnée aux Brahmes avec d’autres présents, et le roi était pur comme l’enfant qui vient de naître L » L’image de l’organe femelle extérieur de la vache, isolé, jouit de la même propriété. On le voit souvent figuré en rouge sur des arbres ou des pierres qui sont considérés comme sacrés. A Bombay, à l’extrémité de Malabar-Point, sur le bord de la mer, il existe une pierre percée d’une ouverture qui a la forme de cet organe; « les pèlerins y adluent de toutes parts, afin d’oblenir le mérite et le bienfait de la légénération en passant par cette ouverture sacrée. Fdle est placée à une assez grande hauteur, au milieu de rochers d’accès difficile qui, dans la mauvaise saison, sont l^attiis des vagues de la mer. Le prétendu ô oui est lui-même assez élevé pour exiger de la part des dévots, des efforts et une adresse au-dessus de l’ordinaire. Et cependant des femmes et des hommes du plus haut rang s’y rendent chaque jour. On raconte que Sivaji, le fondateur de la dynastie Maratte dans le Deccaii et le Tanjaur, y venait sous un déguisement au temps même de ses luttes avec les Anglais, pour se régénérer spirituellement par ce passage. Raganat-BoAV, un de ses successeurs, aimait à accomplir cet acte de piété pendant qu’il était prisonnierà Bombay. Ce même Raganat-Bow avait, pendant sa détention à Bombay, envoyé deux Brahmes en Angleterre pour agir et plaider en sa faveur. C’étaient des hommes considérables,

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