I. Waka, Evolution of Morality, II, p. uao
LES SANCTIONS MORALES DU BRAHMANISME
inlelligenls et d’une pueelc inéprochable au point de vue brahmanique. A leur retour, néanmoins, ils lurent exelus de la caste parce qu’on ne pouvait admettre qu’ils eussent fait un tel voyage sans s’être pollués. Des assemblées de Bralimes furent tenues pour examiner s’il était possible de les réintégrer, et quel moyen il fallait employer. Après de longues et solennelles délibérations, il fut convenu (pi’ils pourraient être réintégrés dans la caste, à condition (pi'ils se soumeltraient à la cérémonie de la régénéralion. Pour cet effet, on leur imposa l’obligation de faire exécuter un Voni en or pur et d’assez grande dimension pour cju’il leur fut possible d’y passer. Il fallut se soumettre à la décision de l’auguste assemblée qui ne se sépara point sans avoii’ reçu de riches présents ^ »
Il y a des pénitences imposées comme des réjiarations à l’égard de certains animaux. Celui par exemple qui a tué une vache même « par mégarde » ne peut, d’après la Loi de Manou y expier son ci ime que par une série d’actes de réparation envers les vaches. Il « doit, s’étant rasé la tête entièrement, avaler, pendant un mois, des grains d’orge bouillis dans l’eau, et s’établir dans un pâturage de vaclies, couvert de la peau de celle qu’il a tuée ; pendant les deux mois qui suivent, qu’il mange le soir, une fois tous les jours, une petite quantité de grains sauvages non assaisonnés de sel factice ; qu’ils fasse ses ablutions avec de l’urine de vache, et soit entièrement maître de ses organes ; qu’il suive les A^aclies tout le jour, et, se tenant dei’rière elles, qu’il avale la poussière qui s’élève sous leurs sabots ; après les avoir servies et les avoir saluées, que jiendant la nuit il se place auprès d’elles pour les garder... S’il voit une vache manger du grain dans une maison, un champ ou une grange appartenant soit à Ini-mênie, soit à d’autres, qu’il se garde d’en rien dire, de même que lorsqu’il voit un jeune veau hoire du lait. Le meurtrier d’une vache qui se dévoue, suivant cette règle, au service d’un troupeau, efface en trois