‹ La morale des religionsChapitre 167 sur 380 · LA ArORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS · texte numérisé non relu

LA ArORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS

s’efforce (le faire disparaître celte impureté ou cette tache, mais s’il n’y voit pas d’impureté ni de tache, il est joyeux: (( C’est bien comme cela ! Comme cela je suis propre ! » — De meme aussi le moine... s’il voit cpi’il est exempt de ces mauvaises, ces funestes dispositions, alors ce moine doit se féliciter et être joyeux, nuit et jour s’exerçant au bien ’ . »

Pour arriver à cette connaissance de leur pureté, les moines bouddhistes pratiquaient la confession publique. « Quiconque a commis un péché, dit le chef de la communauté, (ju’il le confesse. Quiconque est sans péché, c|u’il se taise. De votre silence, ô Révérends, je conclurai cjue vous êtes purs... Un moine qui, à la troisième fois cjue la cjuestion est posée, ne confesse pas un péché qu’il a commis et dont il se souvient, se rend coupable d’un mensonge volontaire. Or, un mensonge volontaire, ô Révérends, est un empêchement à la A'ie religieuse ; telle est la parole du Rienheureux. C’est pourquoi un moine qui a commis quelque chose, qui s’en souvient et a à cœur de s’en purifier, qu’il confesse son péché. Car ce qu’il confesse lui sera léger'. )) Le jeûne, la confession, la méditation, la vie solitaire sont les moyens d’atteindre à la perfection, sans qu’il y ait lieu de recourir à aucune prière. A qui, du reste, s’adresserait celle-ci.*^ Ce ne pourrait être au Bouddha, car il est dans le néant, dans le Nirvana. Ce ne pourrait être aux dieux du brahmanisme, car les bouddhistes ne les reconnaissaient pas. A qui donc ? A l’Atman des Brahmanes métaphysiciens.^ Ni le Bouddha ni ses disciples ne voulaient en parler, pas plus c[u’ils ne répondaient quand on les interrogeait sur la destinée tju’aurait après sa mort le Parfait. A l’exemple des graûds philosophes chinois, le Bouddha écartait ces questions. Un moine errant, du nom de Yacchâgottâ, lui ayant demandé : « Le Moi atld) existe-t-il.^)). . . le Bienheureux garda le silence. — Comment donc, ô révéré Gôtama, le Moi n’existe-l-il pas P Et de nouveau le Bienheureux garda le silence. )) Interrogé par

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