‹ La morale des religionsChapitre 21 sur 380 · Chap. XXV · texte numérisé non relu

Chap. XXV

dil donc aux juges d’Israël; que chacun de vous fasse mourir ceux de ses hommes qui se sont attacliés à Baal-Peor... Or, il y en eut vingt-quatre mille qui moururent de cette plaie. ))

C’est, sans doute, parce que le corps sacerdotal voyail dans la divination et l’évocation des esprits une concurrence aux consultations données par lui-même à l’aide d'une sorte de tirage au sort, que les Livres sacrés sc monlraient fort sévères pour ces pratiques : « Lorsqu’il se trouvera un homme ou une femme évoquant les esprits ou se livrant à la divination, ils seront punis de mort: on les lapidera: leur sang sera sur eux h »

Les blasphémateurs étaient également lapidés : « Celui qui blasphémera le nom de l’Eternel sera puni de mort ; toute l’assemblée le lapidera : aussi bien l’étranger que celui qui est né au pays, quand il blasphémera le nom de l’Eternel, il sera mis à mortC »

Une haine si violente des religions étrangères et des pratiques auxquelles lahvé restait étrangei', ne pouvait aller sans la haine des étrangers eux-mémes. Après la défaite des Madianites, dont les femmes avaient eidraîué les Israélites dans l’infidélité à lahvé. Moïse ne se contenta pas de ce que toutes les habitations eussent été détruites, les troupeaux enlevés, les hommes massacres. Il « s’irrita contre les capitaines de l’armée » et leur dit : (( vous avez laissé la vie à toutes les femmes;^ Voici, ce soid elles qui, d’après la parole de Balaam, ont donné occasion aux enfants d’Israël de commettre un crime contre l’Eternel dans l’affaire de Peor, ce qui attira la plaie sur l’assemblée de rÉternel. Maintenant donc tuez tout mâle parmi les petits

1. La consultation cl’Iahvé par le sort était la source la |)lus Importante des profits réalisés par les prêtres. On ne connaît pas l’outil matériel au moyen duquel se faisait la consultation; il devait être fort simple, car les réponses du Dieu étaient probablement réduites à des oui et des non. Cet usag'e paraît avoir été emprunté aux Egvptiens, chez lesquels le dieu répondait en remuant la tête ou les bras ou même de vive voix. (Voy. E. Renan, Hisl. du peuple d’Israël, I, p. 275 et suiv.).

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