Ibid., ch. XXIV, i5-iü
LA MORALE DES LH RES SACRÉS DU .lüDAÏSME
eiilants, et tuez toute tenime qui aura eu couipagnie d’Jioinme ; mais laissez vivre pour vous toutes les jeunes tilles qui ii’oiit point eu compagnie d’homme »
Les règles établies dans le Deutéronome au sujet des villes conquises ne sont pas moins dures : (( Quand lu t’approcheras d’une AÛlle jmur l’attaquer, tu lui offriras la paix. Et si elle te fait une réponse de paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et te ser- \lra. Que si elle ne traite pas avec toi, mais qu’elle te fasse la guerre, alors tu l’assiégeras; et l’Eternel, ton Dieu, la livrera entj'e tes mains, et tu en feras passer tous les mâles aulil de l’épée. Seulement, tu prendras pour toi les femmes, les petits enfants, le bétail et tout ce qui sera dans la ville, tout son butin. Et tu mangeras le butin de tes ennemis que l’Eternel, ton Dieu, t'aura donné. Tu en feras ainsi à toutes les villes qui sont fort éloignées de toi... Mais dans les villes de ces peuples que l’Eternel, ton Dieu, te donne en héritage, tu ne laisseras vivre rien de ce qui respire, car tu ne manqueras point de les vouer à l'interdit : les Ilétbiens, les Amoréens, les GananéenSj les Pliéréziens, les Iléviens, les Jébusiens, comme l’Eternel, ton Dieu, te l’a commandé; afin qu’ils ne vous amènent pas à imiter toutes les abominations qu’ils ont pratiquées envers leurs dieux et que aous ne péchiez pas, contre l’Eternel, Aotre Dieu^. » Dans ces dernières lignes apparaît très nettement la préoccupation religieuse qui dictait de semblables prescriptions.
Israël n’est pas davantage à l’abri des menaces des piétistes que les étrangers. labvé est un dieu cruel et vengeur qui ne ménage personne. Après aA oir énuméré, dans le Lévi-