‹ La morale des religionsChapitre 214 sur 380 · Ibid., livre IX, i · texte numérisé non relu

Ibid., livre IX, i

.‘512 MORALE PHILOSOPHIQUE DANS LES SOCIÉTÉS GRÉCO-ROMAINéS

pitulations ei des trêves. . . Seuls, les êtres intelligents ont oublié aujourcriiui celte mutuelle airectioii ; à peine aperçoit-on un exemple de ce concours. Cependant, les hommes ont beau fuir, ils sont arrêtes ; la nature est la plus forte. Tu verras ce que je le dis si tu y prends garde. Oui, on trouverait plutôt un corps terrestre sans rapport avec aucun autre olijet terrestre, qu’un homme ayant rompu tout commerce avec uu autre homme'. »

De CCS principes généraux, iMarc-Aurèlc tire les devoirs que chaque homme doit l'emplir envers les autres hommes: (( N’aie (pi’uu Imt unupie, régler ton mouvement et ton repos conformément au bien de la société ^ — De même que tu es un complément du système social, de même cliacune de tes actions sert de complément à la vie sociale. Toute action de toi qui ne se rapporte pas, soit immédiatement, soit de loin, à la vie commune, met le désordre dans ta vie, lui ôte son unité; c’est te rendre factieux, comme, chez un peuple, on l’est à romjire l’accord qui existe entre les citoyens ^ — Tout désir, toute action ne doit avoir d’autre but que le bien de la société ; car c’est là ce qui est conforme à la natui'ch — En tant que j’ai uu rapport de parenté avec les parties de même espèce que moi, je ne fei'ai rien qui ne serve au bien de la société; mieux encore, je rapporterai tout à ces êtres de même espèce que moi ; je dirigerai toute mou activité vers le bien général, et je la détoui nerai de tout ce qui y est contraire. Si j’agis de la sorte, ma vie coulera nécessairement heureuse ; comme tu peux eoucevoir que coulerait celle d’uii citoyen qui marquerait chaque pas de son existence par des actions utiles à ses eoncitoyens, et qui accepterait avec joie ce que lui départirait F Etat N — J’ai fait quelque chose d'utile à la société? J’ai donc fait ce qui m’est utile. Aie toujours cette vérité présente à ton esprit ; ne cesse jamais

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