Catéch., p
])eiiser d’iionorer d’un culte exténcur, officiel ou social, Celui à qui nous rendons déjà le culte privé (intérieur ou extérieur) de l’adoration... Comme le culte extérieur public ne peut pas être rendu lacilemeut par ceux ((u’absorbeut les travaux matériels, Dieu leur a fixé un temps pour s’eu acquitter... L’autorité civile a le devoir de prêter son concours au clergé pour tout cc qui concerne l’exécution et la pompe du culte divin ; elle doit, non seulement ne pas entraver les manifestations religieuses, mais faciliter aux fidèles l’obéissance aux dispositions prises par l’Eglise en matière de culte’. ))
La loi civile a, dejmis Constantin, donné satisfaction au troisième commandement du Décalogue, en interdisant tout travail administratif le dimanche, donnant congé aux fonctionnaires, faisant cesser le travail dans ses ateliers, etc. Pendant de longs siècles, elle a même puni tout travailleur qui ne consentait pas à se reposer le dimanche. Elle justifiait ainsi le mot du commentaire du Catéchisme, à propos du repos dominical : « Il ne s’agit pas seulement d’un précepte cérémonial, susceptible de variations, mais d’une loi morale fixe et permanente. » La Révolution remplaça le dimanche par la décade, avec les mêmes interdictions. Une loi du i8 novembre i8i4 ordonna que les travaux ordinaires seraient interrompus le dimanche et les jours de fêtes ; elle n’a été abrogée que le 12 juillet 1880.
Quant à la sévérité de l’Eglise à l’égard de ceux qui violent le troisième commandement, elle est mise en lumière par cette phrase du Catéchisme : « Ceux qui sont tentés d’enfeindre la loi du repos dominical devraient se rappeler les châtiments terribles dont Dieu a puni les transgresseurs du sabbat, et, en particulier, l'oi dre ([u’il donna de lapider nn homme, qui avait été trouvé ramassant du bois ce jourlà (Num., XV, 82). ))
Avec le troisième commandement se termine la partie du Décalogue relative aux devoirs envers Dieu.
Le quatrième commandement de Dieu ouvre la série