‹ La morale des religionsChapitre 283 sur 380 · Calécli.,\>. 3i · texte numérisé non relu

Calécli.,\>. 3i

2. Par exemple, le P. Çînri est d'avis qu’on « n’est pas li»^ par nn serment par lequel on a promis le mariage à une tille riche » si elle vient à tomher dans la pauvreté. Il est également d’avis qu’après s’ètre fiancé à une jeune fille et lui avoir, |)ar eousé([uent, l'ait une })romesse de mariage aussi solennelle que possible, un homme peut manquer à cet eugagemeut si ou lui oll’re une jeune fille plus riche ou si la fiancée vient à perdre sa t'ortuue. Il iliscute meme la question de savoir si, après avoir joui îles dernières l'aveurs d’une jeune fille en lui promettant de l’épouser, le séducteur est tenu de tenir sa pi‘oinesse, et il est d’avis qu’il pourra s’en dis[)enser s’il « craint des suites fâcheuses de ce mariage », si, par exemple, il y a une « gi'ande dill'érence de conditions entre sa famille et de celle de la jeune fille qu’il a séduite. » (Voyez Paul llert, La morale des jésuites, p. lo-'i, 4i8, 2o4, etc.) (^uel que soit le caractère îles casuistes qui discutent ces questions, et de quelque autorité qu’ils jouissent parmi les confesseurs, il serait injuste de rendre le christianisme responsable de leurs divagations.

Page 1