‹ La morale des religionsChapitre 30 sur 380 · Lévilique, chap. xx, y · texte numérisé non relu

Lévilique, chap. xx, y

laiiiille découle aussi, naturellement, aux yeux des Hébreux, comme à ceux de la plupart des peuples primitifs, le respect que l’on doit avoir pour les vieillards : « Lève-toi devant les cheveux blancs ; honore la personne du vieillard'. »

L’esprit de domination naturel à l’homme se manifeste non moins clairement dans toutes les prescriptions relatives aux relations des deux sexes. L’homme est le maître de sa femme ; il peut la l’épudier: il peut en avoir autant qu’il lui plaît et même lui associer des concubines, mais il punit de mort son infidélité, car il la considère comme sa propriété. Dans les prescriptions du Décalogue, le respect de la femme d’autrui est imposé au même titre et sous la même forme que celui de ses autres propriétés : « Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, et tu ne désireras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son ane, ni aucune chose qui soit à ton prochain L» Ainsi s’expliquent nettement les prescriptions relatives à l’adultère. D’abord, la défense : (( Tu ne commettras point adultère '^ » ; puis le châtiment ; (( Quand on trouvera un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux : l’homme qui a couché avec la femme et la femme. Tu ôteras ainsi le méchant d’Israël » Cette formule est à rapprocher de la suivante : (( Celui qui dérobe un homme et le vend, et celui entre les mains duquel il est trouvé sera puni de mort L » L’homme qui commet adultère avec la femme de son prochain est

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