‹ La morale des religionsChapitre 31 sur 380 · Ibid., chap. xxn · texte numérisé non relu

Ibid., chap. xxn

5. Exode, cliap. xxt, iG. — Sur un simple soupçon d’infidélité, le mari pouvait soumettre sa femme à une sorte de jug'emeut de Dieu, dont le résultat devait souvent être la mort. Conduite par son mari devant le sacrificateur, la femme était contrainte d’affirmer son innocence par un serment solennel ; puis le sacrificateur lui faisait boire « les eaux amères qui portent la malédiction », et qui devaient être un breuvag'e toxique. « Or, quand il lui aura fait boire les eaux, s’il est vrai qu’elle se soit souillée et qu’elle ait commis une infidélité contre son mari, les eaux qui portent la malédiction entreront en elle et lui seront amères, et son ventre enflera, et sa cuisse se flétrira, et cette femme sera en malédiction au milieu de son peuple. Mais si la femme n’est point souillée et qu’elle soit pure, elle ne recevra aucun mal, et elle aura des enfants.»

{Nombres, V, ii-3i.)

LA MORALE FAMILIALE DU JUDAÏSME

assimilé à celui qui dérobe lui liomme pour le vendre ou se l’approprier comme esclave.

Ce n’est pas seulement la femme qui est considérée comme une propriété de son mari, c’est encore la virginité de cette femme. (( Lorsqu’un homme aura pris une femme, et qu’après être venu vers elle il la haïra et dira : j’ai pris cette femme, et quand je me suis approché d’elle je ne l’ai point trouvée vierge... si ce qu’il a dit est véritable, que la ieune fille n’ait point été trouvée vierge, ils (les anciens de la ville) feront sortir la jeune fille à la porte de la maison de son père, et les gens de sa ville la lapideront, et elle mourra '. ))

Vierge et fiancée, la femme est la propriété de l’homme qui, au moment des fiançailles", a payé sa virginité; si quelqu’un lui ravit cette dernière, il doit être puni pour attentat contre la propriété du fiancé. (( Quand une jeune fille vierge sera fiancée à quelqu’un et qu’un homme l’ayant trouvée dans la ville aura couché avec elle, vous les ferez sortir tous deux à la porte de cette ville et vous les lapiderez, et ils mourront : la jeune fille parce qu’elle n’a point crié

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