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LES SANCTIONS MORALES DU CHRISTIANISME 4oo
satisfactoires se ramènent toutes à trois : la prière, le jeûne, l’aumône, qui correspondent aux trois espèces de biens que nous avons reçus de Dieu; les biens de l’âme, ceux du corps et les avantages extérieurs. Ces trois espèces d’œuvres correspondent aussi parfaitement aux trois sources des maladies de l’âme; la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux et l’orgueil de la vie. Elles correspondent non moins exactement aux trois espèces de péchés que nous commettons: contre Dieu, contre nousmêmes, contre le prochain ; car nous apaisons Dieu par la prière, nous nous châtions nous-mêmes par le jeiine, nous donnons satisfaction au prochain par l’aumône ‘. »
A cette question sa rattache celle des indulgences, dont le Catéchisme dit : « Une indulgence est ]a remise totale ou partielle de la peine temporelle due aux péchés déjàjiardonnés. Pour bien comprendre cette définition, il faut se rappeler que si l’abolition sacramentelle nous délivre de la peine éternelle due à nos péchés, elle ne nous dispense pas de la peine temporelle qu’il nous faut subir en ce monde ou en l’autre. . . Nos dettes envers la justice de Dieu sont nombreuses, et nos expiations sont presque toujours bien au-dessous de ce qu'exigeraient le nombre et lagramleur de nos offensesC »
Ces dettes, nous les payons, soit en ce monde par les alïlictions, les maladies, les revers de fortune, etc., que Dieu nous envoie, soit dans l’autre, par l’enfer éternel ou parle pm-gatoire qui est temporaire. L’Eglise est dotée du moyen de nous en délivrer par les indulgences partielles et plénières.
L’indulgence plénière « remet toute la peine temporaire due aux péchés ; l’indulgence partielle n’en remet qu’une partie »; mais « Dieu seul connaît dans quelle mesure ces indulgences partielles abrègent la peine temporelle », d’où il résulte que le coupable a tout intérêt à réunir sur sa tête le plus possible d’indulgences partielles.