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même davantage' ». Lorsque Grégoire VII interdit aux prêtres de se marier, il provoqua parmi eux une véritable rébellion; ((Qu’il cherche des anges, disaient-ils, pour gouverner les églises ; car nous aimons mieux abandonner la prêtrise (|uc le mariage L » En réalité, pour beaucoup de prêtres, le prétendu mariage auquel ils tenaient n’était qu’un concubinage si éhonté ([u’ils en donnaient le spectacle jusqu’au pied des autels.
Ces mœurs n’étaient, à coup sûr, possibles cjue grâce à la faible moralité familiale cjui existait dans l’ensemble de la société. C’est seulement ainsi qu’on peut expliquer la désinvolture avec la(juelle le pape Clément Y promenait sa maîtresse à travers les évêchés de France. (( 11 parcourait l'Aquitaine et la Bourgogne au milieu du cortège le plus pompeux, traînant après lui l’épouse du comte de la Marche, dont il avait fait sa maîtresse, épuisant les églises pour subvenir à son faste et aux dépenses prodigieuses de la femme adultère, elTrayant la chrétienté par le scandale de sa marche triomphale®. » Plus tard encore, au xvC sièele, le pape Alexandre VI étale ses amours incestueuses avec sa fille, Léon X vit au milieu d’une véritable cour où les femmes rivalisent de coquetterie et où lui-même se plaît à railler la légende du Christ chaste et pauvre, tandis (ju’il remplit, avec la vente des indulgences, le trésor où il puise sans compter pour payer ses débauches.
Certes, il serait injuste d’accuser l’Eglise d’avoir ellemême démoralisé la famille et d’y avoir introduit l’adultère ou l’inceste. A côté de la masse des évê([ues et des prêtres débauchés, parmi les papes c[ul ue respectaient même pas les plus vidgalres convenances, il y avait de très dignes prélats, des prêtres honnêtes et des pontifes austères; mais la religion était, comme dans les temps anciens, incapable de diriger les mœurs : elle suivait la rnoi’alité du milieu social et subissait davantage sonintluence (|u’elle ne lui imprimait la sienne. On voit, il est vrai, quelques papes condamner
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