Ibid., chap. iv^ ag
.î. Ibid., chap. iv, ig.
clans le code mosaïf|iie, c’est le droit de prison perpétuelle cjui est accordé par là au mari; il y substitue volontiers celui de répudiation dont il sera cjuestion dans un instant. La femme accusée d’adultère est, d’ailleurs, admise h se défendre et ses accusateurs sont passibles de peines très sévères s’ils ne peuvent pas justifier leurs dires : « Ceux Cjul accuseront d’adnltère une femme vertueuse, sans pouvoir produire cjuatre témoins, seront punis de cpiatre-vingt coups de fouet. Déclarés infâmes, ils ne seront plus reçus en témoignage'. » Ce verset fut, sans doute, inspiré à Mahomet par l’aventure de sa femme Aïeslia pour lac|uelle il avait une affection très vive. Le prophète l’avait amenée avec lui dans une de ses expéditions militaires. Au retour, elle fut surprise en compagnie d’un jeune et beau lieutenant de âtabomet, nommé SaAvan, cpii commandait l’arrièregarde. On jasa et la belle Aïesba dut faire le récit de son aventure. Elle raconta cju’ayant été prise d’un besoin elle avait du faire descendre sa litière du chameau qui la portait, et laisser défiler les troupes pour échapper à leurs regards. Des soldats replacèrent par erreur la litière vide sur le chameau et emmenèrent celui-ci, tandis qu’Aïesha cherchait un collier détaché de son cou. o Mon collier retrouvé, je retournais joyeuse à l’endroit on j’avais laissé ma voiture. Il ne s’y trouva personne. J’appelai ; on neàne répondit point. Je remplis l’air de mes ci'is ; ils ne furent point entendus. J’espérais qu’on viendrait me chercher ; mon espoir fut déçu. Fatiguée de crier et d’attendre, je m’assis, et le sommeil s’empara de mes sens. SaAAan, qui partagea mes malheurs, était resté à l’arrière-garde. 11 passa de grand matin près du lieu où je reposais. M’ayant aperçue sans voile, il me reconnut. Je m’éveillai en l’entendant parler, a Nous som- (( mes les enfants de Dieu, disait-il, et nous retournerons à lui. )) J’atteste le ciel qu’il ne me tint aucun autre discours. Je me couvris d’un voile. Il fit approcher son chameau, m’aida à y monter et le conduisit par la bride jusqu’à ce que nous eûmes rejoint l’armée. » Mahomet crut de ce récit