I. Le horan, cli. xxiv
MOUAI.E FAMILIAI.E DE T,’ISI,AMISME
ce ([u'il voulut en croire ; mais il s’en montra satisfait. Il se rendait compte qu’Aïesha n’avait que quinze ans, qu’il en avait soixante, r[u’il étail le prophète de Dieu et qu’un pi’ophète ne peut pas être tronqué comme un vulgaire croyant. Il préféra s’en prendre à la calomnie et se fit remettre par l’ange Gabriel quelques versets où Dieu lui-même confond les ennemis d'Aïeslia, mais où de sages avis sont aussi donnés aux calomniateurs et aux gens qui les croient trop facilement, a Lorsque vous avez entendu l’accusation, les fidèles des deux sexes n’ontils pas pensé intérieurement ce qu’il était juste de croire!* N’ont-ils pas dit: voilà un mensonge impudent! — Les accusateurs ont-ils produit quatre témoins.^ Et s’ils n’ont pu les faire paraître, n’ont-ils pas proféré de faux serments.^ — Si la miséricorde et la bonté divine ne veillaient sur Aous, ce mensonge eut attiré sur vos têtes un châtiment épouvantable. Il a passé de bouclie en bouche. Vous avez répété ce que vous ignoriez, et vous avez regardé une calomnie comme une faute légère, et c’est un crime aux yeux de l’Eternel. Dieu vous défend de retomber jamais dans une faute semblable, si vous êtes fidèles. y> — a Ceux qui accusent faussement des femmes sages, humbles et fidèles, seront maudits dans ce monde et dans l’autre, et liv rés à la rigueur des tourments. » Généralisant encore davantage, il termine par cette leçon pleine de prudence : (( Ceux qui prennent plaisir à publier les faiblesses des croyants subiront un supplice affreux'. »
Le Ivoran ne met aucune condition à la répudiation de la femme. Tout musulman peut répudier une ou plusieurs de ses femmes, sans autre motif que sa fantaisie; il lui est enjoint seulement de rendre à la répudiée la dot (|u’il lui avait donnée. La coutume consacrée par le Ivoran veut, en effet, que le mari dote chacune de ses femmes selon ses moyens, sans doute afin de mieux affirmer son autorité sur elle. « Si vous répudiez une femme à qui vous avez donné une dot considérable pour en prendre une autre, lais-