MORALE FAMIIAALE DE L'ISLAMISME
voyez avec bienfaisance. Ne la retenez point par force, de peur d’être prévaricateurs. Cette conduite serait in juste. — Lorsque la femme que vous aurez répudiée aura attendu le temps marqué, ne l’empêchez pas de former légitimement un second hymen. Ces préceptes regardent ceux qui croient à Dieu et au jour dernier. Ils sont justes et sages. Dieu sait et vous ne savez pas'. »
C’est bien exclusivement un objet de plaisir (pie Mahomet voyait dans la femme, si l’on en juge d’après sa propre conduite à l’égard de Zaïnab, femme de son tils adoptif Zaïd. Etant allé visiter ce dernier, un jour qu’il était absent, le prophète se trouva en présence de Zaïnab. « C’était la plus belle des Coreïshites. Elle joignait à la beauté les grâces de l’esprit. Tant de charmes avaient depuis longtemps fait une impression profonde sur le cœur du prophète; mais dans cet instant Zaïnab, couverte d’habits légers qui dérobaient à peine la blancheur et la forme de son corps, lui parut si belle, qu’il trahit son secret, et s’écria : « Louange à Dieu qui peut changer les cœurs ! » Il se retira en jnononçant ces mots. Zaïnab n’oublia point l’exclamation de Mahomet. Elle la rappella à son mari. Zaïd, en homme avisé, la répudia, et lorsque le terme prescrit fut expiré, elle passa dans la couche du prophète. r> On murmura, on trouva mauvais que Mahomet eut épousé la femme de son fils adoptif ; il s’en tira par un verset du koran que l’ange Gabriel eut soin de lui apporter et oii Dieu dit à son prophète : « Zaïd répudia son épouse. Nous t’avons lié avec elle, afin que les fidèles aient la liberté d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, après leur répudiation. Le précepte divin doit avoir son exécution L »
Mahomet avait soin, d’ailleurs, de se faire octroyer par Dieu une grande licence en ce qui concerne les unions sexuelles, pensant bien que son exemple serait suivi volontiers et que la très grande liberté des mœurs consacrée parla religion nouvelle la servirait auprès des populations dont
1. Le Koran, cliap. ii, 281, 282 et autres versets du même chapitre.