Ibid., cliap. IV, i
!\. Ibid., cliap. ni, 128.
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fautes personnelles. Il n’y est question ni de « péché originel » et, par conséquent, héréditaire, comme dans le christianisme, ni de châtiments infligés à une série de générations, comme dans le judaïsme. Le Koran affirme, au contraire, avec netteté : « Personne ne portera l’iniquité d’autrui h »
L’islamisme diffère encore du judaïsme et du christianisme en ce qu’il permet à ses adeptes de se passer entièrement du service des prêtres. Il n’a conservé ni les sacrifices des juifs, pour lesquels l’intervention du lévite était indispensahlc, ni les sacrements qui obligent le chrétien à s’adresser aux prêtres dans toutes les circonstances importantes de sa vie et de la vie de ses enfants. Lorsque le mahométan a dit les prières quotidiennes, lorsqu’il a jeûné aux jours prescrits par le Koran, lorsqu’il a Ihit le voyage de La Mecque ou contribué de ses deniers au pèlerinage de quelqu’un de ses semblables, lorsqu’il s’est abstenu des aliments dont le Koran interdit l’usage, lorsqu’il a éprouvé intérieurement le repentir des fautes qu’il a pu commettre, il est en règle avec son Dieu. Or, pour tous ces actes, le concours d’aucun prêtre n’est utile. Si l’islamisme avait été fidèle aux principes posés par Mahomet, il n’aurait donc connu rien d’analogue au corps sacerdotal du judaïsme et du christianisme; mais nous avons déjà vu que les religions suivent toujours les mœurs au heu de les diriger. Nous ne devons pas nous étonner que celle de Mahomet, subissant les conséquences de la concurrence sociale, n’ait pas pu maintenir les principeségalitaires qui animent le Koran et mettre obstacle à l’élévation de certains individus au-dessus des autres. Il n’y a pas, dans l’islamisme, déclassé sacerdotale comme chez les juifs; ni de clergé véritable comme chez les chrétiens ; mais certaines personnalités ont trouvé le moyen de se rendre presque indispensables dans l’exercice du culte. Tels sont lesmuphtis ou erieurs de la prière, les iinans ou prieurs des mosquées, les ulémas ou docteurs religieux, les marabouts gardiens des tombeaux des saints, etc. Il s’est ainsi constitué, petit