‹ La morale des religionsChapitre 366 sur 380 · I. Le Koran, chnp. xxxv · texte numérisé non relu

I. Le Koran, chnp. xxxv

à petit, clans les sociétés musulmanes, une sorte de caste sacerdotale, librement recrutée, non héréditaire, mais dont l’existence est contraire aux principes posés par Mahomet.

Par le seul fait cju’il poussait les hommes au prosélytisme armé, l’islamisme devait contribuer à la formation d’une classe sociale particulièrement adonnée à la guerre et qui a fini par former, dans certains pays, une véritable aristocratie. Enrichies d’abord par le butin de la guerre, les familles c[ui la constituent soïit devenues les propriétaires des troupeaux les plus importants, des esclaves les plus nombreux et ont fini par constituer, dans cbaque pays musulman, une classe distincte, possédant à la fois la force et la richesse. Autour de chacune des familles cjui forment cette aristocratie, se sont groupés, en nombre plus ou moins considérable, des clients assez semblables à ceux des patriciens de Rome ou des chefs Celtes de la Gaule, de sorte que presque toutes les sociétés musulmanes sont aujourd’bui divisées en deux classes distinctes : une aristocratie militaire ou ploutocratique et une plèbe plus ou moins misérable.

Sur ce point encore la morale religieuse de l’islamisme s’est montrée impuissante à empêcher la concurrence sociale de se produire et de déterminer les effets qui en résultent inévitablement dans toutes les sociétés humaines.

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