I. Deutéronome, chap. xxiv, i
4i LA MORALE DES LIVRES SACRÉS DU JUDAÏSME
C’est parce que la femme divorcée était considérée comme impure et frappée de réprobation, qu’elle ne pouvait pas se remarier avec un prêtre, car celui-ci est « saint». Le Levitique confond, à ce propos, les divorcées avec les femmes de la plus mauvaise conduite. « Les sacrificateurs... ne prendront point une femme prostituée ou déshonorée ; ils ne prendront point une femme répudiée par son mari; car ils sont consacrés à leur Dieu... 11 prendra pour femme une vierge d’entre ses peuples. 11 ne déshonorera point sa race parmi son peuple, car je suis l’Eternel, qui le sanctifie '. »
La Loi mosaïque n’accordait pas à la femme le droit de réclamer le divorce. A l'époque thalmudique, non seulement ce droit lui fut reconnu, mais encore elle pouvait l'exercer, comme le mari, sans avoir à fournir aucun motif de sa décision^.
L’autorité de l’homme n'était pas moins absolue à l’égard de ses enfants qu'à l’égard de sa femme. (( Quand un homme aura un enfant pervers et rebelle, qui n’ojjéira point à la voix de son père, ni à la voix de sa mère, et qui, bien qu’ils l’aient châtié, ne veuille point les écouter, son père et sa mère le prendront et le mèneront aux anciens de sa ville et à la porte du lieu de sa demeure; et ils dii’ont aux anciens de sa ville : voici notre fils qui est pervers et rebelle ; il n’obéit point à notre voix ; il est dissolu et ivrogne. Alors, tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra, et tu ôteras le méebant du milieu de loi, afin que tout Israël l’entende et craigne L »
Les écrivains ibalmndiques ont vu dans les mots « son père et sa mère le prendront... » une obligation imposée au père de- prendre l’avis de la mère, avant de soumettre son fils au jugement des anciens. S’il en était ainsi, la Loi mosaïque aurait constitué un progrès notable sur les coutumes généralement répandues chez les peuples primitifs. Chez la pliqiart de ces derniers, en effet, le droit du père