‹ La morale des religionsChapitre 49 sur 380 · Deutéronome, xxiv, i4-i · texte numérisé non relu

Deutéronome, xxiv, i4-i

3. Il s’agit, bien entendu, de l’étranger qui séjourne eu Israël. Les autres on les doit haïr comme ennemis de lahvé.

:i't I,A MORALE DES LIVRES SACRÉS DU JUDAÏSME

égaré, lu le lui ramèneras. Quand tu verras l’càne de ton ennemi tombé à terre sous son fardeau, ne reste pas les bras croisés ; unis tes efforts aux siens pour remettre la bête sur pied'. » Il s’agit dans ces lignes, bien entendu, d’un (( ennemi )) personnel et appartenant à la tribu d’Israël.

Quelques autres prescriptions très nettement altruistes méritent d’être notées : En premier lieu, il faut rappeler que la dîme n’avait pas pour seul objet de subvenir aux besoins de la tribu de Lévi, à laquelle aucun territoire n’avait été assigné et qui devait vivre des services religieux rendus à toutes les autres tribus. Elle était destinée, en outre, à l’assistance des pauvres, des orphelins, des veuves, etc. ; (( Quand tu auras achevé de lever toute la dîme de ton revenu, la troisième année, l’année de la dîme, tu la donneras au Lévite^ à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, et ils la mangeront dans tes portes, et seront rassasiés ; et tu diras devant l’Eternel, ton Dieu: j’ai ôté de ma maison ce qui était sacré ; et je l’ai donné au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, selon tout le commandement que tu m’as donné ; je n’ai rien transgressé ni oublié de tes commandements L »

En dehors de ces prescriptions légales et obligatoires, les Livres sacrés recommandaient avec insistance et d’une façon que l’on peut qualifier de très délicate, les œuvres de charité privée : « Quand tu feras ta moisson dans ton champ, et que tu y auras oublié une poignée d’épis, lu ne retourneras point pour la prendre ; elle sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve, afin que l’Eternel, ton Dieu, te bénisse dans toutes les œuvres de tes mains. Quand tu secoueras les oliviers, tu n’y retourneras point pour examiner branche après branche ; ce qui restera sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve. Quand tu vendangeras ta vigne, tu n’y feras pas grappiller après toi ; ce qui restera sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve L »

1. V^oyez : Ernest Renan, loc. cil., p. 870 k 872. Voyez aussi : Dcaléronome , ch. XXII, 1-4, 8.

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