I. E. Renan, Les Apôtres, p. 285 et suiv
LA MORALE SOCIALE DU JUDAÏSME
développement de la fraternité, de la charité, mais elle n’en était pas la cause première.
L’une des règles les plus importantes de la morale religieuse des Hébreux est celle qui proclame le caractère purement individuel des fautes : (( On ne fera point mourir les pères pour les enfants : on ne fera point non plus mourir les enfants pour les pères ; on fera mourir chacun pour son péché'. )) De tous les préceptes de la morale hébraïque celui-ci est, sans contredit, celui qui témoigne le mieux du progrès réalisé par cette morale par rapport aux conceptions primitives des sociétés humaines. Cependant, il est utile de rapprocher de ce précepte celui qui a trait aux fautes commises contre Dieu; celles-ci sont punies, pendant plusieurs générations, chez les enfants de ceux c[ui s’en sont rendus coupables h