I. Evangile selon saint Marc, ehap. vu, G
Lankssan. — 5
tiC.
risiens hypocrites ! Car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, pendant qu'au dedans vous êtes pleins de rapines et d'intempérance. . . Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Car vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux par dehors, mais qui au dedans sont pleins d’ossements de morts et de toute pourriture. De meme aussi au dehors vous paraissez justes aux liommcs, mais au dedans vous êtes remplis d’hypocrisie et d’injustice... ‘ » Moins sévère que Jésus, l’histoire nous montre un peuple d’Israël ni plus ni moins vicieux que tout autre peuple parvenu au même degré de civilisation que lui. Parlant de la situation du peuple israëlite après la destruction du temple de Jérusalem par ordre de Titus, en 70, Ernest Renan dit des pharisiens : (( ce qui survécut au temple et demeura presque intact après le désastre de Jérusalem, ce fut le pharisaïsme, la partie moyenne de la société juive, partie moins portée que les autres fractions du peuple à mêler la politique à la religion, hornant la tache de la vie au scrupuleux accomplissement des préceptes. Chose singulière ! Les pharisiens avaient traversé la crise presque sains et saufs ; la révolution avait passé sur eux sans les atteindre. Absorbés dans leur unique préoccupation, l’observance exacte de la Loi, ils s’étaient enfuis presque tous de Jérusalem avant les dernières convulsions et avaient trouvé un asile dans les villes neutres de labné et de Lydda... Pacifiques par essence, adonnés à une vie tranquille et applif[uée, contents pourvu qu’ils pussent pratiquer librement leur culte de famille y ces vrais Israélites