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CHAPITRE II

LA FAMILLE ET LA MORALE FAMILIALE DANS LES SOCIÉTÉS ARYENNÉS ANTIQUES DE L’OCCIDENT

En Grèce et à Rome, la première forme de la société fut la famille patriarcale et le premier culte fut, comme dans ITnde aryenne, celui du feu, du foyer que devait représenter plus tard la chaste et vierge déesse Hestia. Un hymne dont la conception remontait peut-être aux premiers Hellènes, adresse au foyer familial, au feu que l’on entretenait dans chaque maison avec un soin religieux, la prière d'un père entouré de sa femme et de ses enfants : « Rendsnous, ô foyer, toujours florissants, toujours heureux! ô toi, qui es éternel, beau, toujours jeune, toi qui nourris, toi qui es riche, reçois de bon co'ur nos offrandes, et donnenous en retour le bonheur et la santé qui est si douce'. » On versait sur le foyer du vin, liqueur fermentée qui rappelle le Soma des Aryas de l'Inde. On lui offrait aussi, comme dans l’Inde, du blé, de la farine, du lait, les premiers produits des champs.

Chez les Hellènes comme chez les Aryas de l’Inde, on n’offre aucun sacrifice au foyer de la maison sans y in^oc|uer la mémoire des ancêtres de la famille. Chacun vante leurs mérites, célèbre leurs actions et, on finit par en faire des sortes de dieux protecteurs de toute leur descendance, mais n'accordant cette protection qu'aux enfants et petits-enfants qui leur offrent régulièrement le sacj'ifice.

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