‹ La morale des religions [microform]Chapitre 107 sur 340 · Ibid., iX · texte numérisé non relu

Ibid., iX

LA MORALE FAMILLVLE DU lUI Vin[AMSMK

le mariage ne soit stérile. — Lorsqu'on n'a pas d'enfants, la progéniture que l'on désire peut être obtenue par l'union de l'épouse, convenablcmenl autorisée, avec un frère ou un autre parent (sapinda). — Arrosé de beurre liquide et gardant le silence, que le parent chargé de cet office, en s'approchant, pendant la nuit, d'une veuve ou d'une femme sans enfants, engendre un seul fils, mais jamais un second. — L'objet de celte commission une fois oblenu. suivant la loi, que les deux personnes, le frère et la belle-sœur, se comportent, l'une à l'égard de l'aulre, comme un père et une belle-fille '.» Il n'est pas inutile de rapprocher des prescriptions qui précèdent et qui sont manifestement inspirées par la conception sémitique du mariage, l'article suivant, qui vient immédiatement après elles et où reparaît l'esprit aryen : « Une veuve, ou une femme sans enfants, ne doit pas être autorisée par des Dwidjas à concevoir du fait d'un autre ; car ceux qui lui permettent de concevoir du fait d'un autre violent la loi primitive ^ »

D'après le Code mosaïque, le mari peut répudier sa femme par la seule raison qu'il le veut ainsi ; les Lois de Manou exigent que certaines conditions soienl remplies : « Même après l'avoir épousée régulièrement, un homme doit abandonner une jeune fille ayant des marques funestes, ou malade, ou polluée, ou qu'on lui a fait prendre par force. — Si un homme donne en mariage une fille ayant quelque défaut, sans en prévenir, l'époux peut annuler l'acte du méchant qui lui a donné cette jeune fille. — Durant une année entière, qu'un mari supporte l'aversion de sa femme ; mais après une année, si elle continue à le haïr, qu'il prenne ce qu'elle possède en particulier, lui donne seulement de quoi subsister et se vêtir, et cesse d'habiter avec elle. — Une femme adonnée aux liqueurs enivrantes, ayant de mauvaises mœurs, toujours en contradiction avec son mari, attaquée d'une maladie incurable comme la lèpre, d'un caractère méchant, et qui dissipe son bien, doit être

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