I. Lois de Manou, p. a35-a
LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS
Le maître est même placé par les Lois de Manou, au-dessus du père : « Celui qui, par des paroles de vérité, fait pénétrer dans les oreilles la sainte Écriture, doit être regardé comme un père, comme une mère ; son élève ne doit jamais lui causer d'alFliction. » — « De celui qui donne l'existence, et de celui qui communique les dogmes sacrés, celui qui donne la sainte doctrine est le père le plus respectable ; car la naissance spirituelle, qui consiste dans le sacrement de l'initiation et qui introduit à l'étude du Véda, est pour le Dwidja éternelle dans ce monde et dans l'autre. — Lorsqu'un père et une mère, s'unissanl par amour, donnent l'existence à un enfant, celte naissance ne doit être considérée que comme purement humaine, puisque l'enfant se forme dans la matrice. — Mais la naissance que son instituteur, qui a lu la totalité des Livres saints, lui communique, suivant la loi, par la Savitri, est la véritable, etn'est point assujettie à la vieillesse et à la mort. — Le Brahmane auteur de la naissance spiriluelle, et qui enseime le devoir est, suivant la loi, lors même qu'il est encore enfant, regardé comme le père d'un homme âgé. — Un Brahmane Agé de dix ans et un Kchalriya parvenu à Tage de cent années, doivent être considérés comme le père et le fils ; et des deux, c'est le Brahmane qui est le père, et qui doit être respecté comme tel '. »
Les chaliments infligés aux enfants coupables de quelque faute envers leurs parents naturels s'applicpient à ceux qui les ont commises envers leur père spirituel: « L'homme qui a souillé le ht de son père naturel ou spirituel renaît cent fois à l'état d'herbe, de buisson, de liane, d'oiseau Carnivore comme le vautour, d'animal armé de dents aiguës comme le hon, et de tête féroce comme le tigre ^ »
Il importe de noter encore les recommandations de bienveillance faites aux parents naturels et spirituels. Les châtiments corporels sont presque formellement interdits par les Lois de Manou. « Toute instruction qui a le bien pour