‹ La morale des religions [microform]Chapitre 113 sur 340 · I. Lois de Manou, livre II · texte numérisé non relu

I. Lois de Manou, livre II

a. Ibid., IV, 37, 38, 43, 78,

LA MORALE UKLKilEUSE DKS PïaPLES AlUENS

et les iusliluleurs du peuple, ils ont assumé sur leur lete une grave responsabilité ; et à cette responsabilité ils n'ont pas fait défaut, dans la mesure, s'entend, de leurs lumières, de leur capacité, trop souvent aussi de leurs intérêts personnels. Non seulement ils ont été les prêtres de la nation, mais ils en ont été encore les poètes, les théologiens, les philosophes, les législateurs, les savants en tout genre. C'est à eux que sont dûs les Yédas avec leurs commentaires, les Brâhmanas, les Sutras, les Upanishads, les livres philosophiques, le Code de Manon et les autres codes dont nous avons déjà parlé; les ouvrages de grammaire, les lexiques, Içs traités d'astronomie, d'algèbre, de médecine, de musique, les grands poèmes épiques, la collection des drames et comédies, les Puranas et leurs dérivés : corps de Httérature immense et originale, qui n'a été dépassée par aucun peuple en dehors du christianisme. C'est cette littérature qui a servi de modèle a celle des idiomes divers qu'on trouve dans l'Inde ; c'est de la langue dans laquelle elle est écrite qu'ont clé formés ou complétés ces idiomes. En un mol, c'est à la classe des Brahmes que l'Inde doit sa civilisation, sa littérature, sa législation, ses arts et tout cet ensemble d'institutions qui l'ont rendue si célèbre dès les temps anciens *. »

Les devoirs des Kchatriyas ou guerriers et ceux des rois, qui sortent de leur caste, sont prescrits avec le même soin que ceux des Brahmanes, auprès desquels les rois doivent chercher leurs conseils les plus intimes \ Puis le Livre sacré formule les règles d'après lesquelles la justice doit être rendue par les princes à leurs sujets ', et qui, d'après la remarque de Mj^' Laouenan, « régissent encore aujourd'hui le peuple indien, excepté en quelques matières qui sont réglées par des coutumes locales ou particulières à certaines castes ^ ».

Les prescriptions relatives à la classe des Vaisyas sont

I. Laoue?»at«, Dn brahmanisme et de ses rapports avec le judaïsme et le christianisme, I, 377.

a. Voir: Lois de Manou, livre VII, 87 et suiv. ; livre VIII, q ; livre IX, 3i3.

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