ET DU BOUDDHISME
Jj I. — Les sanctions morales du Védisme,
Dans le Rig-Véda, le péohé nest d'abord qu'une sorte de souillure extérieure au corps el que l'on peut faire disparaître par des ablutions. Il w a une existence à lui : c'est un être indépendant. Les maladies passent pour des substances réelles, plus ou moins fixes, parfois aussi fluides que l'air, qu'on peut diluer dans l'eau, consumer au feu. bannir au moyen de cbarmes et d'amulettes. Tout de même en est-il du pécbé fenas ou dgas ' ». Cette souillure, cette entité qu'est le pécbé, revêt souvent, dans les bymnes. l'aspecl d'une cbaîne qui enlace l'bomme extérieurement. Un chantre demande à son dieu de le débarrasser u du pécbé que nous avons commis et dont notre corps est durement lié ». Cette souillure, ce lien tout extérieur, on a pu en être lacbé ou lié, sans le savoir, même pendant le sommeil, même par l'bérédité, même par la faute d'un autre, qui peut être un bomme ou un dieu. Un bvmne demande la rémission u de tout pécbé de tromperie que nous avons bérité de nos pères ou que nous avons commis nous-mêmes de nos propres personnes ». Dans un sacrifice, si la victime rue ou mugit, le sacrificateur est souillé d'un pécbé, quoiqu'il soit indépendant de l'acte considéré comme coupable. Quand des pleureuses se lamentent, elles souillent de pécbé