‹ La morale des religions [microform]Chapitre 133 sur 340 · I. \oy. ci-dessus, p. 6a · texte numérisé non relu

I. \oy. ci-dessus, p. 6a

Lanessan. Rel

IglUUS.

210 LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS

homme, son aîné y tombe aussi. Le sommeil lui-même n'est point exempt de péché. Comme un serviteur, je veux apporter satisfaction au dieu diligent qui fait merci, afin d'être absous. » C'est Varuna que l'on redoute, c'est lui qui est le connaisseur par excellence du bien et du mal et c'est de lui que l'on attend la rémission. Pour l'obtenir, on implore parfois le concours de ce bon Agni, qui est le dieu bienveillant aux hommes parce qu'il vit plus près d'eux que les autres. « 0 Agni, implore un chantre, écarte pour nous la colère du dieu Varuna..., sois-nous, ô Agni, le plus proche avec ton assistance, tout proche au lever de l'aurore. Riche en grâces, sacrifie pour nous à Varuna et faisnous le franchir. Viens ici pour exercer la miséricorde. Laisse-toi invoquer de nous V »

Cependant, la prière ne suffit pas pour obtenir le pardon des dieux ; il faut y joindre le sacrifice et les cérémonies expiatoires qui sont la source principale des profits du prêtre. Le péché étant une souillure extérieure, on s'en débarrasse, dit un hymne, (( comme Ihomme couvert de sueurs se défait de ses souillures en se baignant, comme l'oiseau ailé se dégage de son œuf »; mais pour cela il faut le concours du prêtre. Lorsqu'un homme est souillé par le péché que détermine la chute sur lui de la fiente de la corneille noire, le prêtre le lave et promène autour de lui un lison ardent, en disant : « Ce que l'oiseau noir en volant a laissé tomber ici, de tout mal et de toute aflliction, daignent les Eaux me protéger' ! » Souvent, on transporte le péché de l'homme sur un objet que l'on jette au courant de l'eau pour qu'il l'entraîne au loin. Lorsque, par exemple, un frère cadet a commis le péché de se marier avant son aîné, ce qui les souille tous les deux, ou les conduit devant un cours d'eau, le prêtre les enchaîne de hens de roseau représentant le péché qui les he, puis il les lave, les asperge, et, finalement, jette à l'eau les liens dont il les avait enchaî-

1. Voyez pour les citations ci-dessus: ULUENUtRi;, La reliyion du \ édu,

p. 343 et suiv.

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