‹ La morale des religions [microform]Chapitre 134 sur 340 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

nés, en disant: « Disparais avec l'écume du torrent'. » Le plus souvent c'est par un sacrifice que l'on enlève la souillure du péché. Dans le sacrifice du Soma « les prêtres jettent au feu les copeaux qui proviennent de l'équarrissage du poteau sacré, et profèrent à chacun d'eux la formule : Tu es l'oblation expiatoire du péché commis par les dieux..., par les hommes..., par les pères..., par nous; de chaque péché, un à un, tu es l'oblation expiatoire. Du péché quelconque que j'ai commis consciemment ou inconsciemment, de tous ces péchés tu es l'oblation expiatoire'. ))

Le sacrifice expiatoire est parfois accompagné d'une confession sans laquelle il ne saurait y avoir absolution du péché. Dans la fête des Varunapraghâsâs, qui a lieu au début de la saison des pluies, on fait, avec de l'orge rôtie (( au feu sacré du Sud », qui est réservé aux apprêts impurs, des gâteaux en forme d'assiette et en même nombre que celui des membres de la famille, plus un pour ceux qui ne sont pas encore nés. Puis, on demande à l'épouse : « Avec qui pèches-tu? » Elle doit dire le nombre de ses amants ou, du moins, l'indiquer en montrant autant de brins d'herbe qu'elle en a eu. « Elle pèche contre Varuna, dit le rite expiatoire, la femme qui appartient à l'un et se donne à l'autre. Afin qu'elle n'ait point d'aiguillon au cœur en offrant le sacrifice, c'est pourquoi il lui pose cette question. Et, par l'aveu, la faute s'atténue, car ainsi la vérité règne. C'est pourquoi il lui pose cette question. Si elle n'avouait pas, ses proches s'en trouveraient mal. » On conduit alors devant les feux sacrés la femme qui porte les gâteaux sur sa tête, dans une corbeille ; elle en fait oblation au feu avec cette formule : « Le péché quelconque que nous avons commis en nos sens, dans le village, dans la forêt, dans la maison, nous le bannissons par ce sacrifice. La cérémonie se termine par un bain expiatoire où le sacrifiant et sa femme se font mutuellement des ablutions, et après lequel

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