I. Xé.noi'hon, Ibid., p
a. Ibid., p. 5.
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lait (( les bienfaits de la Providence qui veille à nous procurer tout ce dont nous ^vons besoin. » Il n'a, du reste, ni plus ni moins bien réussi dans cette tentative que les métaphysiciens des temps modernes ; ses arguments sont ceux (|ue devaient reproduire, pendant une longue suite de siècles, la plupart des croyants à celle même Providence. On me pardonnera d'en donner un*aperçu. « Dites-moi, Euthydème, demande-t-il à son disciple ', vous est-il jamais venu à la pensée de réfléchir sur les bienfaits de la Providence, qui veille à nous procurer tout ce dont nous avons besoin .'^)) (( Euthydème lui répondit : Xon en vérité. — D'abord, vous savez que nous avons besoin de la lumière et que les dieux nous l'accordent. — Sans elle, même avec nos yeux, nous ressemblerions à des aveugles. — Nous avons besoin de repos, et ils nous donnent la nuit, temps bien favorable au repos. — De plus le soleil est lumineux ; il nous montre les heures du jour, il éclaire tout à nas yeux. La nuit, à cause de son obscurité, nous cache les objets ; mais les dieux y ont fait briller la lumière des astres, qui nous avertit des heures de la nuit, et nous permet de vaquer à quelquesunes de nos aflaires... Ajoutez à cela que la lune nous indique la division de la nuit et du mois... Comme nous avons besoin de nourriture, les dieux commandent à la terre de nous les fournir ; ils nous donnent, à cet effet, les saisons convenables, qui nous procurent avec abondance et variété, non seulemant le nécessaire, mais aussi l'agréable. » Il montre encore les dieux nous donnant le soleil qui a enfante et fait mûrir ce qui nous est utile », l'eau que nous employons à tant d'usages, ce qui fait que « les dieux nous l'accordent avec profusion. » C'est à eux que Socrate attribue (( le feu, qui nous défend contre le froid, qui nous éclaire dans l'obscurité, qui nous seconde dans tous les arts, dans tous les travaux qui ont pour but notre utilité, et, dont, pour le dire en un mot, on ne peut se passer dans les plus belles et les plus utiles inventions des hommes. » Ce sont eux qui nous donnent l'hiver et après l'hiver l'été.