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CHAPITRE III

La morale familiale et la morale sociale des Livres sacrés des Hébreux sont formées d'un mélange de prescriptions communes à tous les peuples, et d'interdictions ou d'ordonnances qui révèlent une société particulière, ayant des besoins spéciaux et préoccupée d'intérêts propres aux diverses classes qui la constituent.

Les règles relatives aux relations des membres de la famille ont été inspirées par les deux ordres de sentiments qui existent dans toutes les races humaines : l'esprit de domination et l'égoïsme du mâle, qui le portent à sacrifier les intérêts de sa femme et de ses enfants à ce qu'il considère comme son avantage personnel : et, d'autre part, l'affection réciproque qui naît des relations entretenues parles membres d'une même famille les uns avec les autres. « Honore ton père et ta mère afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l'Eternel, ton Dieu, te donne'. » Le seul fait de maudire ses parents était puni de mort : (( Quand un homme quelconque maudira son père ou sa mère, il sera puni de mort ; il a maudit son père ou sa mère : son sang sera sur lui ^ » Du respect dû au père de

1. Exode, chap. xx, 12. Dans le Deutéronome (chap. v, 16), cette prescription est reproduite sous la forme suivante : « Honore ton père et ta mère, comme rEternel, ton Dieu, te l'a commandé, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux sur la terre que l'Eternel, ton Dieu, te donne. »

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