I. Catéch., p
a. Ibid., p. 8.
lÊglisc (( d'attester la parole de Dieu » ; aussi imposent-ils aux chrétiens, comme l'un des premiers actes de foi, celui qui consiste à croire que (( l'autorité de l'Eglise est l'autorité même de Jésus-Chrit qui est Dieu ' ». D'où il suit que pour le catholique, l'autorité de l'Eglise se confond avec l'autorité de Dieu.
La première question qui se pose maintenant est celle de savoir si la loi morale donnée à Moïse par Dieu était « inconnue des hommes». Le Catéchisme répond: «non, car dès le commencement, Dieu l'avait gravée dans leur cœur, et c'est ce qu'on appelle la loi naturelle. » A quoi il ajoute: (( Dieu aurait pu se dispenser de donner aux liommcs la Loi de Moïse ou la loi écrite, mais, en la leur donnant, il a voulu raviver dans leur cœur la lumière de la loi naturelle obscurcie par le péché et les mauvais penchants et si à cette loi naturelle il a ajouté le précepte positif du sabbat, c'est pour mieux affirmer son autorité sur nous. » Précisant encore davantage, l'ouvrage sacré ajoute : « Chacun de nous sent au fond de son cœur une règle qui lui permet de discerner le bien du mal, le juste de l'injuste. Celte règle ne diffère pas de la loi écrite et ne peut avoir que Dieu pour auteur. Mais le péché et la perversité des hommes avaient obscurci ce flambeau divin. Ce fut alors que Dieu donna sa loi à Moïse, non pour étabhruneloi nouvelle, mais pour éclaircir la première, qui, par conséquent, n'a point été abrogée avec les observances légales. Donc, l'obligation d'observer le Décalogue ne vient pas de ce qu'il a été promulgué par Moïse, mais de ce qu'il a été mis dans le cœur de chaque homme par Dieu lui-même, et, dans la suite, développé et confirmé par Xotre-Seigneur. La loi naturelle et la lof écrite ne sont donc qu'une seule et même loi ^ »
On pourrait discuter la question de savoir s'il est exact que les prescriptions du Décalogue soient inscrites dans le cœur de tous les hommes ; on pourrait faire remarquer encore que l'ordre d'observer le sabbat est purement cultuel