Catéch., p. 4oo
a. Ibid.. p. 281-283.
LA SOURCE DE LA MORALE DU CHRISTIANISME 369
et ne saurait ^-Ire considéré comme faisant partie de ce que l'auteur sacré appelle « la loi naturelle » : mais ce n'est point ici le lieu d'aborder ces questions.
Il est à peine utile de faire observer que le point de départ de la morale du christianisme et de toutes les autres religions est la croyance absolue au libre arbitre. L'homme pouvant, en vertu de la liberté complète dont il jouit faire h son gré, telle action ou telle autre, se décider pour telle conduite plutôt que pour telle autre, chacune de ses pensées, de ses paroles ou de ses actions engage sa responsabd. le. 11 se rend coupable envers la divinité, il commet un pèche, s il désobéit aux lois morales de la religion à laquelle il appartient, et il en doit .-.tre puni. Il fait acte d'obéissance à la divinité, et mérite une récompense, s'il pense parle et agit conformément aux lois de cette divinité ' Ceci dit, on voit aussitôt se poser la question suivante: Puisque le Dieu du christianisme, suivant les expressions mêmes du catéchisme, est « souverainement parfait » et «souverain seigneur de toutes choses»', que d'autre prl, sa souveraine perfection comporte une bonté non moins souveraine, comment se fait-il qu'il expose l'homme a nia faire et, par conséquent, à être puni.t' Comment se la.t-,i qu d condamne Ihomme de bien à souffrir, tandis que le mechanlest si souvent heureux.:» Pourquoi permet-il que 1 homme soit exposé à tant de maux physiques et moraux;. Pourquoi, en un mot, permet-il au mal d'insister? Lexislence du mal dans un monde créé et gouverné par un Dieu souverainement parfait, est justifiée par saint Thomas d Aquin de la manière suivante : « Comme la perfection de 1 univers exige qu'il n'y ait pas que des choses incorruptibles, incapables de s'écarter du bien ; de même il c^t nécessaire que le mal se trouvât dans les créatures pour les priver du bien et les corrompre, non positivement mais en éloignant formellement d'elles ce qui convenaila la perfection de leur espèce^ „ En d'autres termes.