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LES PRESCRIPTIONS DE MORALE RELIGIEUSE
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hauteurs des cieux, et ils expient leur orgueil dans des châtiments éternels. Non seulement ils souffrent les peines de l'enfer, mais ils tourmentent les damnés et tentent les hommes, parce qu'ils sont jaloux du bonheur qui leur est promis'. » Il me paraît à peine utile de faire remarquer l'analogie qui existe entre ces idées et celles qui avaient cours parmi les Aryas de l'époque des Védas. N'est-ce point, dans les deux cas, la même croyance à des êtres purement spirituels, qui flottent dans l'air, qui se montrent favorables ou hostiles aux hommes et que ceux-ci implorent, soit pour les apaiser, détourner leur méchanceté, soit pour en obtenir une protection, des secours, des faveurs, de?
La question des anges et des démons est Tune de celles qui ont le mieux prêté aux divagations métaphysiques, en même temps qu'aux prédications sensationnelles. Il y eut, au moyen âge, notamment, toute une littérature religieuse née de la croyance à ces êtres mystérieux, et dans laquelle les imaginations les plus bizarres se sont données un libre cours. Son influence sur l'évolution des mœurs ne fut, sans doute, pas très grande, car nulle époque de l'histoire n'ofl*rit ni plus de barbarie ni plus de débauches. On frémissait aux récits des peines de l'enfer, on s'inondait d'eau bénite pour se mettre à l'abri des maléfices des démons, mais on n'en était ni moins impudique ni moins barbare. Par contre, la croyance aux démons fut le point de départ d'une longue série de poursuites judiciaires, de tortures, d'exécutions par lesquelles l'église s'est couverte à la fois de ridicule et d'odieux. Tous les abominables procès de sorcellerie qui la déshonorèrent pendant de si nombreux siècles ont leur source dans la croyance aux anges et aux démons.
Le second commandement n'est, en quelque sorte, qu'un corollaire du premier : a Tu ne prendras pas en vain le nom du Seigneur^ », c'est-à-dire tu ne blasphémeras pas