Catéch., p
2. Par exemple, le P. Guri est d'avis qu'on « n'est pas lié par un serment par lequel on a promis le mariage à une fille riche » si elle vient à tomber dans la pauvreté. H est également d'avis qu'après s'être fiancé î'i une jeune fille et lui avoir, par conséquent, fait une promesse de mariage aussi solennelle que possible, un homme peut manquer à cet engagement si on lui offre une jeune fille plus riche ou si la fiancée vient i» perdre sa fortune. Il discute même la question de savoir si, après avoir joui des dernières faveurs d'une jeune fille en lui promettant de l'épouser, le séducteur est tenu de teuir sa promesse, et il est d'avis qu'il pourra s'en dispenser s'il « craint des suites fâcheuses de ce mariage », si, par exemple, il y a une « grande différence de conditions entre sa famille et de celle de la jeune fille qu'il a séduite. » (Voyez Paul Hert, La morale des jésuites, p. lo^, 4i8, 2o4, etc.) Quel que soit le caractère des casuistes qui discutent ces questions, et de quelque autorité qu'ils jouissent parmi les confesseurs, il serait injuste de rendre le christianisme responsable de leurs divagations.