I. Catéch,, p. 3a8 etsuiv
LES PRESCRIPTIONS DE MORALE RELIGIEUSE
des sept prescriptions du Décalogue relatives aux devoirs de l'homme envers ses semblables. Nous étudierons ces devoirs dans les chapitres suivants.
Le christianisme, imitant toutes les autres rehgions, eut soin d'ajouter à son Décalogue, devenu les (( commandements de Dieu » , d'autres prescriptions, sous le titre de « commandements de l'Église ». Ceux-ci n'ont absolument rien à voir ni avec la morale naturelle, ni même avec la raison.
L'église affirme qu'elle (( se trouve investie d'un pouvoir divin, plusieurs fois affirmé par Jésus-Christ ». Le Catéchisme reproduit notamment ces mots prêtés au Christ : « Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous méprise me méprise, et il méprise mon père qui m'a envoyé (Luc, X, iG) », et il conclut: a Par ces paroles Jésus-Christ donnait au pape et aux évêques le pouvoir de faire des lois et obligeait les fidèles à leur obéir, sous peine d'être regardés comme des païens et des publicains '. » D'où il résulte que : « c'est une obligation de conscience pour tous les fidèles d'observer les commandements de ^Eghse^ »
Précisant encore le caractère des commandements de l'Éghse, le Catéchisme dit: « Les commandements de Dieu ne suffisaient pas aux chrétiens, parce qu'ils ne renferment pas assez clairement les devoirs surnaturels imposés par Jésus-Christ et ne déterminent pas les observances spéciales à la loi de grâce ^ »
Les commandements de l'Eglise sont au nombre de six; ils visent : l'observation des dimanches et des fêtes, l'audition de la messe dominicale, la confession, la communion pascale, l'observation du jeûne pendant le carême, aux qualre-temps, aux vigiles des grandes fêtes, l'abstention des ahments carnés le vendredi et le samedi de chaque semaine, etc. On commet un (( péché mortel » quand on néghge d'assister à la messe « les dimanches et jours de fêtes de précepte » . Et le Catéchisme a soin de noter que l'on ne satisfait point à l'obligation de l'Église (( en entendant en même temps deux demi-