‹ La morale des religions [microform]Chapitre 256 sur 340 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

messes de deux prêtres différents ». On commet un « péché grave » quand on n'observe pas les jeûnes prescrits par les commandements de l'Eglise, etc. Il y a là toute une morale essentiellement fantaisiste, sur laquelle il me paraît inutile d'insister et qui n'a d'autre objet que de plier les hommes à une soumission de tous les instants*.

En ce qui concerne l'obligation d'obéir docilement aux commandements de Dieu et de l'Eglise, le Catéchisme est formel : (( Impossible d'être sauvé sans observer les commandements dont nous avons parlé jusqu'ici ; ils sont le moyen indispensable pour acquérir la vie éternelle ^ »

A ces commandements le Catéchisme ajoute des « conseils évangéliques » dont elle dit que trois surtout mènent à la perfection : « Ce sont ceux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Ils ont pour but d'écarter tous les obstacles qui empêcheraient notre volonté d'être parfaitement unie à celle de Dieu. Or, tous les obstacles peuvent se ramener : 1° à l'amour des richesses et des biens de ce monde ; 2" à l'amour des satisfactions sensibles et des plaisirs charnels ; 3" à l'amour de notre propre indépendance. Leur opposer le détachement des biens temporels par la pauvreté, le sacrifice des voluptés charnelles par la chasteté, le renoncement à sa volonté propre par l'obéissance, c'est prendre les moyens les plus efficaces de se maintenir dans l'union parfaite avec Dieu. Il n'est pas impossible dans le monde de pratiquer les conseils évangéliques, mais en aucun étal on n'a plus de facilité pour les pratiquer que dans l'état religieux ^. » Le christianisme aboutit, on le voit, par les mêmes motifs que le bouddhisme, au même résultat que lui : la condamnation de la vie familiale et de la société, la préconisation d'une existence qui aboutirait rapidement à la destruction de l'humanité si elle pouvait tenter d'autres esprits que ceux qui ont été pervertis par une éducation tout h fait spéciale.

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