I. Catérh , p. SSg
qui manquent au respect dû à leurs parents sont menacés de .la malédiction de Dieu. » L'ÉgJise assimile aux parents les supérieurs et, au premier rang, parmi ces derniers : « Notre Saint Père le Pape, les évêques et les autres pasteurs de nos âmes. — Les fidèles doivent aimer leurs pasteurs et veiller à leurs besoins temporels, quand les gouvernements ne sont pas assez chrétiens pour y pourvoir eux-mêmes*. »
Le Catéchisme admet une limite à l'amour des enfants pour leurs parents ou leurs semblables. « Quiconque... aimerait son prochain plus que Dieu ou à l'égal de Dieu commettrait un grand crime. Qui aime son père ou sa mère plus que moi, dit Notre-Seigneur, n'est pas digne de moi (Matth., X, 37)... Si donc les ordres des parents sont en opposition avec les ordres de Dieu, les enfants ne doivent pas hésiter à préférer la volonté divine ^ »
Dans la morale du christianisme, les devoirs des parents envers leurs enfants découlent en partie de la nature et sont en partie inspirés par l'intérêt de rÉghse. « Les père et mère doivent procurer à leurs enfants les soins spirituels et corporels, les élever, les surveiller, les corriger avec discrétion et leur donner le bon exemple. — Les père et mère doivent procurer à leurs enfants une éducation conforme à leur condition et surtout une éducation chrétienne qui les initie à la connaissance des vérités de notre foi, les forme à la pratique de la vertu, à l'usage de la prière et des sacrements. » A ce dernier point de vue, les maîtres sont assimilés aux parents. « Les maîtres sont obligés de veiller au salut de leurs domestiques'. » C'est par application de cette règle que l'on voit un très grand nombre de maîtres imposer à leurs serviteurs l'obHgation de faire maigre le vendredi, d'assister aux offices le dimanche, etc. C'est la même règle qui avait fait figurer la prière quotidienne et la messe dans les règlements de la marine, etc. Le catéchisme insiste sur le devoir qu'ont les parents de donner à leurs enfants une instruction religieuse. Ils doi-