‹ La morale des religions [microform]Chapitre 264 sur 340 · Code pénal, art · texte numérisé non relu

Code pénal, art

La morale du christianisme

est presque toujours acquitté, grâce à l'opinion qui règne sur ce sujet dans le public, et contre laquelle l'Église n'a guère jamais sérieusement protesté. On voit par tout cela combien notre société chrétienne est éloignée de la prétendue égalité que les panégyristes de l'Eglise la louent d'avoir établi entre l'homme et la femme.

Les intentions véritables de l'Eglise à l'égard de la femme se manifestent encore dans le soin qu'elle a toujours eu de l'écarter des travaux intellectuels. Non seulement elle évite de rinstruire, mais encore elle la détourne des préoccupalions d'ordre scientifique en encombrant sa mémoire, dès l'enfance, d'oraisons toutes faites, qui lui évitent même le souci d'imaginer des prières personnelles. Elle accoutume ainsi son esprit à une sorte de rabâchage éminemment propre à supprimer la réflexion et à étoufler la pensée. Elle la traite, en un mot, comme un être de pur sentiment, élevé de façon à n'obéir qu'à des influences sentimentales.

La morale du christianisme relativement aux devoirs des enfants envers leurs parents ne diffère pas de celle des Livres sacrés des Hébreux ou de la religion et des lois des sociétés païennes antiques, c'est dire qu'elle se conforme aux idées nées des relations naturelles des parents avec leurs enfants, en y ajoutant les considérations d'ordre religieux propres au christianisme. « Honore ton père et ta mère afin de vivre longtemps sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donnera ' », dit le /|° commandement de Dieu, en reproduisant les termes du Décalogue. Cette prescription rappelle l'époque où les Hébreux, ne croyant pas à la vie future, promettaient la longévité de la vie et la fortune comme récompenses du devoir moral accompli. Précisant le Ix"^ commandement, le Catéchisme ajoute : « Les enfants doivent respecter leurs père et mère, les aimer, leur obéir, les aider dans leurs besoins spirituels et temporels, prier et faire prier Dieu pour eux pendant leur vie et après leur mort. — Dieu promet aux enfants qui honorent leurs père et mère, une vie longue et heureuse, même ici-bas. — Les enfants

Page 1