I. Catéch,, p
a. Lettre pastorale tie \h'' Bonnet, ^vèque de Viviers, fj^vrier 1908.
de vue, dans les débuts de son histoire, alors que les enfants étaient chrétiens, tandis que les pères étaient encore païens. Je ne puis mieux faire que de citer à cet égard un écrivain catholique dont la compétence juridique est aussi mcontestable que son catholicisme : « Lorsque Constantin monta sur le trône, dit Troplong\ le christianisme était lom d'avoir conquis toutes les positions sociales. Il lui restait encore beaucoup de chemin à faire, non seulement dans les institutions mais encore dans les esprits. Ce prince voulut donner un élan plus énergique au culte qu'il protégeait, en modifiant par ses lois la constitution déjà altérée de la puissance paternelle. « Car, dit Montesquieu, pour (( étendre une rehgion nouvelle, il faut ôter l'extrême dépen- « dance des enfants qui tiennent toujours moins à ce qui est (( établi '. )) Toutefois, dans la révolution qui s'opérait au sein de la société, il ne s'agissait pas de renverser aveuglément, mais d'améhorer par des moyens prudents. Le père resta donc le chef respecté de toute sa descendance. Il ne fut pas privé du droit d'inlliger des peines modérées, et même dans des cas plus graves, de porter plainte au magistrat et de lui dicter la sentence sévère que réclamait la discipHne domestique. Enfin, l'exhérédalion demeurait intacte entre ses mains. Mais ces moyens, qui n'avaient pas empêché la marche des idées sous un pouvoir hostile, étaient moins à craindre encore sous un pouvoir protecteur. » Autrement dit, on maintint les lois qui sanctionnaient l'autorité du père de famille, mais on le fit avec la pensée qu'un « pouvoir protecteur » de la rehgion n'en userait pas au préjudice des enfants chrétiens. « Le côté vers lequel Constantin dirigea ses vues fut celui des pécules. C'est par là qu'il