‹ La morale des religions [microform]Chapitre 277 sur 340 · I. Catéch. du Conc. de Trente, p. "^o · texte numérisé non relu

I. Catéch. du Conc. de Trente, p. "^o

pense ou leur châtiment » ; ces effets peuvent se prolonger indéfiniment ; ils ne pourront être exactement appréciés qu'à la fin du monde. En second lieu (( comme il arrive souvent que la réputation des justes est déchirée et que les méchants passent pour innocents, la justice divine exige que les injustices commises publiquement soient réparées publiquement ». Il y a là une réponse indirecte à la question si controversée de la Providence : s'il existe un Dieu infiniment bon et juste, comment se fait-il que les méchants puissent être heureux sur la terre et les bons malheureux.^ Aussitôt après la mort, les bons seront dédommagés de leurs souffrances et les méchants seront punis de leurs joies : mais, cela ne suffisant pas, le châtiment des uns et la récompense des autres seront proclamés pubhquement lors du jugement dernier. Cette pensée est précisée par le Catéchisme lui-même de la manière suivante : « Il fallait établir que les biens et maux qui arrivent indifféremment aux bons et aux méchants sont distribués par la sagesse et la justice infinie de Dieu. Dans ce but, non seulement Dieu réserve pour l'éternité des récompenses infinies aux bons et des supplices sans fin aux méchants, mais il veut les décerner dans un jugement général, et il en fait un article de foi, afin que les hommes en soient assurés et ne disent pas : Dieu reste dans le ciel, sans s'occuper de ce qui se passe sur la terre. La pensée du jugement général soutient les bons et détourne du mal les méchants. » Le christianisme justifie encore le jugement dernier par la nécessité de faire supporter au corps la peine des fautes dont il a eu sa part. « Les bons comme les méchants ont eu leur corps pour compagnon et instrument de leurs actes ; il faut donc (|ue le corps participe avec l'âme à la récompense ou au châtiment, ce qui ne peut avoir lieu sans la résurrection et le jugement ^ »

Le jugement particulier et le jugement général sont rendus par Jésus-Christ. « Bien qu'il soit commun aux trois personnes, nous l'attribuons plus spécialement auFils,

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