Ibid., p
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Par les sacrements, et principalement par le baptême et la pénitence... Ce pouvoir est si étendu, qu'il n'est limité ni parles lieux, ni par les temps, ni par les personnes, ni par la nature des fautes, si énormes et si nombreuses qu'elles soient. — A fjui Jésus-Chrisl a-t-il réservé dans r Eglise le pouvoir de remettre les péchés? Si l'on excepte le baptême que toute personne peut conférer en cas de nécessité, Jésus- Christ a réservé ce pouvoir aux évêques et aux prêtres qui l'exercent par l'administration des sacrements V »
La condition indispensable delà rémission des péchés est la confession à un prêtre : « Quand on est en état de péché mortel, dit le Catéchisme, on est toujours obligé de se confesser, si on le peut, parce que la contrition n'est parfaite et n'efface le péché qu'autant qu'elle renferme la volonté de s'en confesser ^ »
Il faut aussi avoir la contrition, c'est-à-dire regretter ses fautes, parce qu'elles déplaisent à Dieu.
La confession constitue essentiellement, avec la contrition, le sacrement de Pénitence. Elle doit porter sur tous les péchés sans exception. Quand elle se termine par la formule « je vous absous de vos péchés » que prononce le prêtre, elle est suivie de l'effacement de toutes les fautes. Ce sacrement « peut être reçu, dit le Catéchisme^ aussi souvent qu'on en a besoin, selon la parole de Notre-Seigneur disant à saint Pierre de pardonner soixante-dix fois sept fois, c'est-à-dire toujours ^. »
A peine est-il besoin de noter le préjudice porté à l'idée morale par une doctrine qui offre les mêmes récompenses à l'homme qui aura commis toutes les fautes et tous les crimes pendant toute sa vie, mais qui reçoit le sacrement de pénitence au moment de sa mort, et à celui dont la vie entière aura été marquée par de bonnes actions.
Le sacrement de Pénitence comporte, indépendamment delà contrition et de la confession, ce que le Catéchisme appelle la « satisfaction )>. Il dit à son sujet: (c Les œuvres