I. Frrlèsiasle, chap. vu
a. Ecclésiastique de Jésus, fils 'de Sirach, chap. ,x, 2-i3.
LA MORALE DES LIVRES SACRÉS DU JUDAÏSME
Il fixa les travaux que la femme doit faire, afin que son mari n'exige pas d'elle davantage. Il a fixé les objets que le mari doit donner à sa femme pour son entrelien. Il lui recommande d'aimer sa femme comme soi-même et de veillera son honneur plus qu'au sien propre. Il établit la règle générale que la femme monle avec le mari dans l'échelle sociale, mais ne descend pas avec lui : si la position de la famille du mari est plus élevée que celle de la femme, elle doit être traitée comme les membres de la famille de son mari; si, au contraire, la femme appartient à une famille plus élevée que celle de son mari, elle conserve son rang. Le mari n'a pas le droit de contraindre sa femme à quitter une résidence avantageuse pour le suivre dans un lieu malsain. Si la femme possède des biens dont le mari a l'usufruit, le mari ne peut pas vendre ce droit sans le consentement de sa femme, car ce serait diminuer le bien-être du ménage. Un homme peut offrir au Trésor Sacré tout ce qu'il possède, mais il n'a pas le droit de donner les vêtements de sa femme, ni ceux de ses enfants. Le créancier d'un homme n'a pas non plus le droit de saisir les objets destinés à sa femme ni ceux qu'il a achetés pour elle. La personnalité de la femme est, en un mot, mise en relief par la loi thalmudique. Ses droits individuels commencent à être reconnus, en même temps que les devoirs de son mari envers elle sont notablement étendus. (Cependant, elle reste encore entièrement sous la dépendance de son mari et n'est que fort peu relevée moralement, car il ne lui est accordé aucune place dans la religion'.
Pour en terminer avec les prescriptions religieuses hébraïques relatives aux relations de l'homme et delà femme, je dois noter le caractère d'indissolubilité relative attribué à l'union des époux par le code sacré. Tout mari avait le droit de répudier sa femme ; mais il était tenu de le faire par un procédé légal. Il devait lui écrire une lettre, dite lettre de divorce, par laquelle il déclarait qu'elle « était désormais libre pour tout le monde », c'est-à-dire qu'il