Ibid., chap. v
l'épouser, afin d'aiguiser les passions de ses fidèles par son propre exemple.
Le Koran prodiguait, en même temps, les malédictions divines à ceux qui refuseraient de suivre le prophète dans ses premières expéditions contre les infidèles: « Satisfaite d'avoir laissé partir le prophète, ils ont refusé de soutenir la cause du ciel, de leurs biens et de leurs personnes, et ils ont dit : N'allons pas combattre pendant la chaleur. Réponds-leur : le feu de l'enfer sera plus terrible que la chaleur. S'ils le comprenaient! — Si Dieu te ramène du combat et qu'ils demandent à te suivre, dis-leur : je ne vous recevrai point au nombre de mes soldats; vous ne combattrez point sous mes étendards. Dès la première rencontre vous avez préféré l'asile de vos maisons au combat. Restez avec les lâches. — Si quelqu'un d'entre eux meurt, ne prie point pour lui; ne t'arrête point sur sa tombe, parce qu'ils ont refusé de croire en Dieu et en son envoyé et qu'ils sont mort dans leur infidélité'. »
Joignant la pratique à la doctrine qu'il se faisait envoyer du ciel, Mahomet eut à peine soumis à son autorité et à sa religion les tribus arabes établies dans le voisinage de Médine, qu'il lança ses croyants contre les Juifs, en faisant éclater sur eux les malédictions de Dieu par l'intermédiaire du Koran. « Dieu reçut l'alliance des juifs à condition qu'ils manifesteraient le Pentaleuque, et qu'ils ne cacheraient point sa doctrine. Ils l'ont jeté au dédain, et l'ont vendu j)ourun vil intérêt. Malheur à ceux qui l'ont vendu I ^ » — (( Fais-nous descendre un hvrc du ciel, dirent les juifs. Ils demandèrent davantage à Moïse, quand ils le prièrent de leur faire voir Dieu manifestement. La foudre consuma les téméraires. Ensuite ce peuple pervers adora un veau, après avoir été témoin des merveilles du Tout-Puissant. Nous leur pardonnâmes et nous donnâmes à Moïse la puissance des miracles. — ... Ils ont violé leur alliance, et refusé de croire à la doctrine divine. Ils ont injustement massacré les