‹ La morale des religions [microform]Chapitre 301 sur 340 · Ibid., chap. ix · texte numérisé non relu

Ibid., chap. ix

Lanessan. Uelitrions. 33

foi, qu*ils subiront des tourments douloureux. — Un jour cet or, rougi dans le feu de l'enfer, sera appliqué sur leur front, leurs côtés et leurs reins et on leur dira : voilà les trésors que vous aviez amassés, 'jouissez-en maintenant. — Si vous ne marchez au combat, Dieu vous punira sévèrement : il mettra à votre place un autre peuple, et vous ne pourrez surprendre sa vengeance, parce que sa puissance est infinie... — Jeunes et vieux, marchez au combat et sacrifiez vos richesses et vos vies pour la défense de la foi. Il n'est point pour vous de plus glorieux avantage. Si vous saviez! — Les croyants qui s'arracheront du sein de leurs familles pour se ranger sous les étendards de Dieu, sacrifiant leurs biens et leurs vies, auront les places les plus honorables dans le royaume des cieux. Ils jouiront de la félicité suprême. — Dieu leur promet sa miséricorde. Ils seront l'objet de ses complaisances, et ils habiteront les jardins des délices où régnera la souveraine béatitude. — Là ils goûteront d'éternels plaisirs, parce que les récompenses du Seigneur sont magnifiques'. » En attendant les récompenses célestes, le croyant sera toujours favorisé par la victoire : (( Ceux qui marchent sous la protection du Ciel, de son apôtre et des croyants sont les milices du Seigneur. Ils remporteront la victoire *. » Or, la victoire ce ne sont pas seulement les lauriers cueillis, ce sont encore les riches dépouilles des vaincus que l'on se partagera, les esclaves que l'on prendra parmi leurs hommes, leurs femmes, leurs enfants et que Ton utilisera pour soi-même, les belles filles dont on s'emparera pour augmenter ses harems, etc. La victoire, en un mot, c'est la richesse dans ce monde, en attendant les joies du paradis dans l'autre. Mahomet avait soin, après chaque victoire, de s'emparer de la plus jolie fille qui se trouvât parmi les vaincus et de

1. Le Koran, cliap. ix, 3^-35, 38-39, ^^^ 20-22. Lorsqu'il fut battu s<jus les murs de Médine par les Goraïsliites de La Mecque, en l'an 3 de l'hégire, il eut soin de proclamer que son fidèle lieutenant Hamza, tué dans la bataille, était au plus haut des cieux. « Gabriel, disait-il, m'a révélé que Hamza était écrit parmi les habitants du septième ciel, avec ce titre glorieux : Hamza, lion de Dieu, lion de son apôtre. »

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