CHAPITRE m
Dans le domaine de la morale familiale, Mahomet eut soin de ne rien innover. Il conserva la polygamie qui ^(ait une institution traditionnelle en Arabie et fit consacrer par le Koran l'omnipotence de l'homme sur ses femmes et ses enfants, qui était à la base de l'organisation familiale des tribus arabes.
Le Koran aiTîrme très nettement la supériorité de l'homme sur la femme : « Les hommes sont supérieurs aux femmes, parce que Dieu leur a donné la prééminence sur elles, et qu'ils les dotent de leurs biens. Les femmes doivent être obéissantes et taire les secrets de leurs époux, puisque le ciel les a confiées à leur garde. Les maris qui ont à soulTrir de leur désobéissance peuvent les punir, les laisser seules dans leur lit, et même les frapper. La soumission des femmes doit les mettre à l'abri des mauvais traitements'. »
Le Koran recommande aux hommes libres de n'épouser que des femmes libres et vierges, mais il n'est pas absolu : « Employez vos richesses à vous procurer des épouses chastes et vertueuses. Evitez la débauche. Donnez à celles dont vous avez joui la dot promise, suivant la loi. Cet engagement accompli, tous les accords que vous ferez ensemble seront licites. Dieu est savant et sage. » Il énumère les femmes qu'il est interdit d'épouser : « 11 vous est défendu d'épouser des femmes mariées libres, a moins que le sort des armes ne les ait fait tomber entre vos mains. » — a II